Ślady zlodowacenia górnej doliny Prutu (Południowo-wschodnie Karpaty polskie)

Bohdan Świderski

Abstract


Sur l’ancien glacier du Prut (Karpates orientales polonaises)

Le problème de la glaciation quaternaire du massif de Czarnohora (Karpates orientales polonaises), discuté depuis 1874, peut être considéré comme résolu surtout grâce à l’étude de S. Pawłowski1). Il manquait cependant à cette monographie l’analyse des moraines stadiaires et une vue cartographique d’ensemble sur les phénomènes de l’érosion et de l’accumulation glaciaires. L’auteur, en exécutant depuis plusieurs années des levées géologiques détaillées du massif de Czarnohora, essaye de remédier à cette lacune, autant que le permet la mauvaise carte topographique au 1:25000. Il limite temporairement la publication de la carte morphologique au bassin de la haute vallée du Prut. Les résultats des ces études analitiques peuvent être résumés de la manière suivante: La partie NE du massif de Czarnohora, limitée aux affluents du Prut, présente les traces d ’une seule glaciation quaternaire. La longueur maximum du glacier du Prut a été de 6,5 klm. Les moraines latérales terminales de l’ancien glacier fi En aval de ce point il n’existent pas des traces de glaciation sur les versants et au fond de la vallée principale. Il a existé au moins trois stade s de retrait du glacier du Prut et de ses affluents, marqués chaqu’un par d’importantes moraines latérales et frontales dans les altitudes réciproques de 1140-1450 m (I), 1360-1580 m (II) et de 1500-1720 m (III). Nous ne savons pas si les stades de retrait ont été suivis des avancements temporaires des langues glaciaires, vu le manque complet des formations interglaciaires connues. On trouve dans la haute vallée du Prut deux séries des cirques glaciaires superposés, dont les fonds se trouvent réciproquement aux altitudes de 1350-1520 et de 1500-1720 m. L’auteur explique ce phénomène par la prédisposition du réseau hydrographique des vallées, creusées dans les temps antéglaciaires jusqu’au niveau raproché de celui d’aujourd’hui, ainsi que par les différences de la résistance du sous-sol rocheux au creusement glaciaire. L’emplacement des cirques correspond aux zones schisteuses du complexe synclinal des grès oligocènes de Czarnohora et aux schistes noirs de Schipot (eocène), tandisque les gradins des cirques sont formés par les parties massives de ces grès. Le creusement glaciaire a dû s’exercer surtout lors des stades de retrait des glaciers du Prut. Les pentes des vallées ont été alors nettoyées par l’extension maximum des glaciers des éboulis antéglaciaires et la montée de la limite des neiges éternelles (dont l’abaissement extrême a été, d’après P awłowski , de 1450-1528 m) a eu comme suite renforcement de l’érosion nivale. Il est probable que celle-ci a entamé les versants des vallées aux stades du début de la glaciation quaternaire.
1) S. Pawłowski: "Die Eiszeit in der Czarnohora". Jb. k. k. Geol. Reichsanst. 1919. Bd. LXVII.

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