Uwagi tyczące się budowy skałek

Ferdynand Rabowski

Abstract


Quelques remarques sur la structure des Klippes

En joignant à cette note un profil synthétique du tronçon de la zone des Klippes, situé à l’E des Piénines proprement dites, l’auteur se rend parfaitement compte, combien ce profil est encore' incomplet et hypothétique. Selon lui, le problème des Klippes ne pourra être résolu et. l’élément, subjectif ne pourra en être éliminé qu’après avoir exécuté un levé détaillé à grande échelle et sur une base topographique irréprochable. Néanmoins, une excursion de la Société Géologique Polonaise dans la zone des Klippes s’étant préparée, l’auteur s’est vu obligé d’exposer la façon dont il conçoit leur structure. Il n’a pu se rallier à l’opinion exprimée dernièrement par L. Horwi tz, selon laquelle la couverture des Klippes, ainsi que les Klippes mêmes, se subdivisent en deux faciès différents, dont l’un fait partie de la nappe de Czorsztyn (faciès fossilifère) et l’autre de la nappe piénine (faciès Hornsteinkalk). Les observations de l’auteur l’on conduit à admettre l’existence d’une seule couverture des Klippes. Celle-ci avait recouvert les nappes après leur charriage, au cours d’une première phase orogénique, durant laquelle se formèrent les nappes dans les Tatry et dans toute la chaîne carpathique interne. Des lames de la nappe inférieure (celle de Czorsztyn) ont été arrachées et pousées en avant par le charriage de la. nappe supérieure. On remarque, en outre, un autre phénomène: les rangées des Klippes ne paraissent pas s’accorder toujours avec la structure de leur couverture. Elles ne s’allignent pas toujours suivant les mêmes niveaux stratigrafiques de la couverture, mais les traversent parfois obliquement. On peut expliquer ce fait, en admettant qu’à la seconde phase orogénique (post-oligocène et anté-tortonienne), le front des nappes des Klippes ait été tronçonné et fragmenté par un procéssus spécial. Les sédiments de la couverture s’étaient probablement décollés de leur substratum; en même temps les Klippes, entourées de leur couverture, s’étaient trouvées dans le noyau du pli couché, en train de se former; ensuite, comme masses inertes, elles avaient été emportées et répoussées vers la base du pli par la différenciation du mouvement dans le pli même. Il s’ensuivit que les Klippes furent déplacées du noyau dans le flanc inverse, du Crétacé supérieur dans l’Eocène. Ainsi, en déchiffrant la structure de la zône des Klippes, il faut tenir compte de la structure individuelle de sa couverture, traversée parfois par les Klippes proprement dites d’une façon inharmonique. Ces dernières se faufilent dans l’enveloppe par bandes égrénées, où nous ne croyons plus voir des nappes actives. La Klippe de Haligowce présente une excellente illustration du processus de fragmentation. Arrachée à son substratum en masse plus volumineuse la Klippe y est tronçonnée au front en lambeaux épars (voir profil en série). On peut imaginer que le même processus avait eu lieu, bien qu’à une plus grande échelle, au front de la nappe piénine et celle de Czorsztyn. Sans entrer dans les détails de la structure, l’auteur se contente de souligner que la masse de Haligowce, ainsi que l’écaille piénine sousjacente présente le coin qui, enveloppé des conglomérats de Sulôw, pénétra dans la couverture crétacée en l’obligeant à se plier en retour. Le Flysch de Podhale recouvre du côté sud les parties de plus en plus élevées de la zone des Klippes; on peut s’en apercevoir grâce à l’abaissement axial dirigé de l’ouest à l’est, des Piénines proprement dites à Ujak. Il est donc probable qu’en admettant un certain changement de faciès, ce Flysch, lié à quelques éléments crétacés du substratum, présente le prolongement du Flysch bordier (nord) et en partie, peut-être, de celui de Magoura. A la base des Klippes l’auteur admet en outre la présence d’un massif cristallin, bombé à leur front. Ce bombement agissait comme obstacle, en ralentissant le mouvement des masses charriées du sud, et provoquait probablement, au cours de la seconde phase orogénique, la formation des digitations dans la couverture des Klippes qu’il obligea ensuite à se bomber. C’est de ce massif-là que proviennent les blocs exotiques, existant soit dans la couverture crétacée et éocène, soit dans le Flysch de Podhale, bordier et celui de Magura. C’est aussi des tréfonds de ce massif que jaillirent les filons andésitiques que l’on trouve dans la zone septentrionale des Klippes et dans le Flysch qui la borde au nord. Ces filons avaient été entraînés en partie dans les mouvements plus récents de la seconde phase orogénique.

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